José-Marie Bel
Fort de son implication à Brest depuis 1995, José-Marie
Bel propose la création d'un "carnet d’aventure"
( histoire plastique et écrite) entre Brest et d’autres
lieux maritimes qu'il a fréquentés et fait connaître
lors des fêtes maritimes Brest 1996, 2000, 2004 (Yemen,
Mer Rouge, Ethiopie).
Tentative de portrait
Une enfance dans le sud-marocain et le Sahara, adolescence aux
Antilles, jeunesse estudiantine en France et en Europe. Cela mixé
avec de multiples et nécessaires déplacements, avec
aussi des adaptations indispensables (pas facile pour un gamin
gaucher de manger des bestioles avec sa main droite, pas facile
non plus de s’essuyer le derrière avec des cailloux…
mais très facile de croquer et dessiner en silence n’importe
où). J’ai trouvé le goût de porter un
regard (un travail ?) sur les autres, sur les trois religions
monothéistes, leurs rites, fêtes et dérives,
sur la peau et les langages des autres, sur l’identité
et la trace. Que fais-je là ? Ai-je des racines ? Où
est mon père ? Pourquoi les gens parlent et vivent différemment
? Il y a donc eu, au risque de mourir, la recherche de laisser
des traces : très vite, dès l’âge de
8 ans : écrire, dessiner. Et dans un parcours quasi-planètaire
(sorte de spirale-thérapique), sans en savoir les sources
originelles des anciens (Delacroix, Foucault, Eberhardt, Bouvier,
Théodore Monod…), le carnet de voyage, compagnon
de solitude, de solicitude est venu naturellement à moi,
dans les années 1970, au fin fond de l’Amérique
du Sud, sur des îles, et même lors de mon service
militaire (plus de 30 carnets depuis cette période). Cette
philosophie de la trace est ainsi une nécessité
absolue, une manière
d’exister, et une tentative d’être, d’aller
vers le futur. Ecriture, croquis, notes, dessins, collages, fantaisies
forment un tout, sans idées pré-conçues.
La quête ininterrompue se poursuit, à Brest, bien
sûr et par bonheur.
Brest en résidence, octobre 2005
"Fort de mon implication
à Brest depuis 1995, il s’agit de créer une
histoire plastique et écrite, sous la forme d’ »un
carnet d’aventure» entre Brest et d’autres lieux
marins que je fréquente et que j’ai, par chance,
bonheur et difficulté, justement introduit à Brest.
Très impliqué dans les Fêtes maritimes brestoises,
j’ai participé ou crée des projets qui furent
présentés aux manifestations : Brest 96 (les Corsaires
bretons à la recherche du café au Yémen,
voyage fabuleux entre Saint-Malo, la Bretagne, puis les côtes
africaines, Madagascar, la Réunion, l’île de
Socotra, le Yémen et la Somalie, puis retour en Bretagne,
1705-1708), Brest 2000 : la construction d’un boutre en
mer Rouge, et la venue de ce boutre et de deux amis marins à
Brest (3 ans d’aventures), puis Brest 2004 : longues études
et recherches de terrains, exploration de lacs parmi les plus
reculés pour construire en Ethiopie une dizaine de pirogues
en papyrus, à la source même du Nil bleue. Restitution
à Brest à travers un village, expositions, démonstrations,
musiques, etc… Ce séjour en résidence a pour
but de faire le lien entre ces projets réalisés
(traces imaginaires et visuelles) et certains quartiers de Brest
: port, lieux précis, rues, gens, odeurs, senteurs, traces
de vie, traces de ville. Cette première partie va se dérouler
par des errances dans la ville, des collectes, écritures,
croquis, dessins, aquarelles, photos, ...
Cette démarche complètement nouvelle est aussi liée
à de longues réflexions posées sur le concept
du carnet, qu’il soit de voyage ou autre. Il est donc proposé
d’aller ensemble plus loin dans cette démarche tant
esthétique q’intellectuelle et tout simplement humaine.
Que faire de sa vie ? Etre acteur, actrice pour un sens, des sens…"
José-Marie Bel rencontrera les élèves de
l'ABAAFE, association brestoise pour l'alphabétisation
et l'apprentissage du français aux étrangers.
En savoir plus: reinedesaba@freesurf.fr