Frédéric Rudant
Un architecte s'intéresse aux dénivelés de la ville, ilôts de verdure inattendus dans un quartier populaire (Saint Pierre).


Enfance à Dunkerque, adolescence en Franche-Comté, études à Paris, Frédéric Rudant vit maintenant dans le Finistère, après quelques années passées à Nantes.
Le dessin, toujours présent, est une nécessité, un fil conducteur ; un dessin qui l’a conduit, via l’Ecole Boulle, vers l’architecture intérieure et le design d’environnement. Le dessin fait partie de la genèse de ses projets, aujourd’hui orientés vers la scénographie d’exposition et l’architecture éphémère.
Le croquis reste pour lui une priorité, un acte essentiel.
Tout est prétexte à dessiner, autour de lui, tout près, toujours. Saisir le moment, rapidement. Dans la nature, au niveau du sol comme un animal, caché dans les herbes, ou entre les rochers, en écoutant le vent. En ville debout, en passant, ou assis sur une marche en ayant l’impression de faire partie du quartier. Faire corps avec le lieu, le temps, le mauvais temps.

Un voyage pour mettre en valeur ce qui peut passer inaperçu en offrant une image peut-être inhabituelle de la ville, mais bien présente, tout en épousant ses traits caractéristiques.

Les conséquences du relief …
Les dénivelées, les failles, les imbrications…
Il s’agit de jouer avec la richesse urbaine qu’apporte le terrain accidenté de la ville : perspectives variées, vers le ciel, vers la mer, imbrication des différents niveaux, des différentes époques, générant des passages, des failles, des visions fugitives, des cadrages.
Escaliers, rampes, murs, remparts, pentes…
Travail sculptural, exploration des volumes de la ville.

Entre les arbres…
Montrer des fragments de la ville à travers ses arbres, pour aller à l’encontre de l’image habituelle d’une cité sans végétation.
C’est une réflexion sur les transparences, les superpositions, en jouant sur les contrastes graphiques, ou au contraire les absences de contrastes.

Un quartier…
Saint-Pierre, et autour.
Sa présence commence peut-être de l’autre coté du pont avec le repère fort des tours de Queliverzan, puis autours des tours, sous les tours.
A l’est, l’histoire, les histoires, sont présentes dans les abords, les limites parfois brutales avec les chantiers.
Au sein du quartier, la variété du bâtit suscite des complexités urbaines intéressantes, renforcées par l’absence de prétention architecturale ainsi que par la succession des phases de construction.
Cet ancien village maintenant dans la ville a gardé son esprit et a su entretenir une vie de quartier. Ce mélange, dialogue entre ville et village contribue à sa richesse.
La vie y est normale, il n’y a rien de spectaculaire à voir, mais pourtant…

Comme en voyage, les découvertes, les opportunités, les rencontres, le temps guideront le crayon. Le jour, la nuit, peut-être sous la pluie.


En savoir plus : http://croquisalisbonne.blog.expedia.fr






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