PATRICK TOURNEBOEUF et CECILE OLLIER
En lien avec le
Centre Atlantique de la Photo, Association de deux regards
de Photographes, celui de Cécile Ollier orienté
sur l'Homme,et celui de Patrick Tourneboeuf sur son environnement,
donnera lieu à une projection avec restitution sonore.
Patrick Tourneboeuf fait partie du Collectif Tendance Floue"
Patrick Tourneboeuf photographie les hommes à travers ce
qu’ils laissent derrière eux. Les espaces qu’ils
investissent et parfois abandonnent. Les stigmates qu’ils
ne veulent plus voir. Sa démarche résolument plastique,
systématique, à la chambre, retrace.
Pour que le vide des images révèle la présence
de l’humain. Il poursuit, avec un travail sur les bureaux,
«bureauland», et une série sur les frontières
des villes, «la bordure», cette tentative quasi-ethnologique
de faire apparaître ces lieux si communs que le regard ignore.
«Cicatrice», sur les traces du mur de Berlin, et «A
la mémoire du jour J», sur les plages du débarquement,
en Normandie, fixent, à travers le modelé du temps,
une mémoire oublieuse.
Dans «Nulle part», il s’arrête dans les
stations balnéaires libérées des estivants
pour observer à distance ces lieux déconcertants.
Et souligne le malaise qui suinte de ces fronts de mer dédiés
à l’usage des loisirs.

Au château de Versailles, au Grand Palais, ou dans les Archives
nationales, il réveille les murmures de ces endroits vides
et pourtant bruissants des histoires passées.
Il est membre du collectif de photographe Tendance Floue.
Le livre « La cicatrice » co-signé avec Jean-Noël
Jeanneney, historien et directeur de le BNF, vient de sortir aux
éditions du "huitième jour."
En savoir plus :
tendance.floue.net
Cécile Ollier, née
en 1981, est diplômée de l'école Icart-Photo.
Préoccupé par l'univers social et l‘Histoire,
elle aborde la photographie comme un lien intime entre les Hommes
et leurs vies… Elle développe des sujets tels que
les enfants des rues à Saint-louis du Sénégal,
les transsexuelles du bois de Boulogne, la vie autour du fleuve
Ayeyarwady au Myanmar, et réalise, à l‘occasion
des 15 ans de la chute du mur de Berlin, une série de portraits
autour des vestiges de cette frontière. Actuellement, elle
développe un travail sur les rapatriés français
d’Indochine qui vivent depuis 50 ans dans un ancien camp
militaire du sud de la France.
Passionnée par les voyages, elle associe dans son parcours
photographique l'écriture et le dessin sous la forme de
carnet de voyage (Sénégal et Myanmar). A cette occasion,
elle expose à la biennale du carnet de voyage de Clermont-Ferrand
en Novembre 2003.

"Suite à
une première expérience sur Berlin, l’idée
de travailler en commun sur une même préoccupation
nous interpelle. Cette complémentarité se singularise
par nos propres distances d’observations. Nous avons envie,
pour ce séjour à Brest d’associer à
nos regards, des impressions sonores, des morceaux de la vie quotidienne
retranscrit par différentes traces, des petits détails
captés sur une zone géographique définis.
Cette résidence sera l’accomplissement d’un
ancien souhait de photographier la ville portuaire de Brest.
Notre travail donnera lieu à une présentation sous
forme de projection dans une salle hermétiquement coupée
du monde afin de concentrer le spectateur sur un univers sonore
et visuel, sur une base de 3 mins en boucles ( photographies,
croquis, impressions écrites, vidéo…)"
En savoir plus :
cecileollier.net