Festival 2006
Jean Pierre Marquet joue avec l’esthétique du carnet, qu’il soit de voyage ou de bord. Sa série de planches intitulées autofictions détourne avec à-propos le nombrilisme du journal d’artiste. En mêlant dessins inaboutis et photos trouvées, ratures et remords, phrases creuses et grandes déclarations dérisoires, les nombreuses pages des autofictions racontent ainsi les aventures d’un arpenteur du quotidien.
Festival 2003
Exploration systématique sur le thème du " moi ", pérégrinations intimes dans de vrais-faux souvenirs, ces planches d’images et de textes constituent une inlassable, inclassable, quête de vérité, de réalité rêvée, d’identité…
L’alternance et le va-et-vient permanents entre faux et vrai, réel et imaginaire, le jeu de cache-cache avec soi-même et ses histoires, le cheminement aléatoire de la pensée (parallèle à celui de la main) répondent à une forme apparemment désordonnée, libre, tumultueuse et pourquoi pas, tout simplement, vivante ?
Les Autofictions se présentent comme un carnet de notes, un cahier devenu brouillon, journal de bord, carnet de voyages. Chaque planche contient des croquis, des images, des photos, des dessins, des peintures, des textes, des mots, des ratures, des essais…
Superposition, fragmentation, transparence,transfert, collage, caviardage, écriture, bavure, coulure, peinture, recouvrement…Les Autofictions sont tout cela. Elles résultent aussi d’un ensemble de contraintes de type " oulipien " où interviennent le nombre 12 : 12 ouvrages de 144 planches, 12 livres de 12 chapitres, chacun composé de 12 pages, 12 revues et non corrigées, 12 catalogues d’expositions, 12 fragments des mois… mais aussi, le format unique et standard (A3), la fabrication quasi quotidienne, comme " vrai " journal, l’unité de temps (une année scolaire pour un ouvrage)…
A l’intérieur de ce cadre bien délimité, dont les contraintes participent de la démarche artistique, les Autofictions apparaissent comme un ensemble foisonnant, un réservoir d’idées et de liberté.










