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Gontier Laurent

Né le 23 juillet 1971. Bercé par l’Histoire, les sciences, les paysages du Périgord, du Quercy et du Languedoc-Roussillon, les archives. Ex-Journaliste et auteur de guides de voyage (15 ans de pratique, Michelin, Gallimard, Hachette, Science & Vie Junior, presse voyage, pour étudiants...), je crée de vrais-faux carnets anciens pour faire comme si je les avais trouvés. J’enseigne depuis quatre ans à raconter des histoires avec ou sans ordinateur en école (d’art, de journalisme).

Depuis 2014, je collecte le patrimoine immatériel de l’île d’Ouessant lié au cadastre.

Festival 2017

Au large du Finistère, l’île d’Ouessant est un monde à part. Ce territoire jadis cultivé subit aujourd’hui les conséquences de l’extrême fragmentation de son cadastre : 45 000 à 50 000 parcelles, indivises pour la plupart. Conséquences, l’enfrichement et l’indivision entravent le développement de l’île.

Ce projet mené depuis 2014 se propose, avec les Ouessantins, de collecter et de transmettre la mémoire et les savoirs liés à ce patrimoine. Un premier pas pour repenser l’avenir de l’île.


Festival 2015

Le point sur Ouessant est un projet écrit et coordonné par Laurent Gontier, et porté par l’association ENKI. Laurent Gontier renoue avec la recherche historique après avoir été journaliste et auteur de guides de voyage pendant plus de 15 ans et toujours carnettiste.

Au cours de l’année scolaire 2014-2015, les collégiens d’Ouessant et leurs professeurs explorent le cadastre de leur île. Toutes les matières enseignées en cours convergent pour décrypter et aider à la compréhension de ce document et de la réalité complexe qu’il représente, chacune apportant un éclairage, seule ou associées les unes aux autres. Un véritable projet interdisciplinaire.

Pour illustrer les notions étudiées, l’expérience se concentre tout particulièrement sur un village d’Ouessant rayé de la carte en 1900 et dont seul le cadastre de 1842 porte la trace. Une expérience qui amène les jeunes à reconstituer, en véritables archéologues de l’environnement, un milieu naturel et humain complet aujourd’hui disparu. Et ainsi à mieux comprendre le fonctionnement du territoire dont ils hériteront plus tard.


Festival 2008

Une chambre, un univers.

La chambre que j’occuperai au Vauban sera le reflet des chambres que j’aurais occupées les mois précédents. Le même sac de voyage dans un coin de la pièce, les mêmes affaires dans la salle de bain ou sur le minuscule bureau. Projeté sur le mur, des séquences vidéo, accompagnées d’ambiances sonores, montrent ces chambres occupées dans le sud de la France en février, en Pologne en mars et au Maroc en avril. Toutes différentes et toutes semblables.


Résidence 2005 et Festival 2006

Ce fut d’abord, en avril 2005, une visite bien encadrée sur le plateau des Capucins. Une visite au pas de course. Dans ce lieu immense, inconnu du commun des Brestois et aujourd’hui désert, les traces en creux de la vie de jadis, bouillonnante, au service des navires et de la Marine. Fosses vides, machines à l’arrêt, bureaux abandonnés et dans de rares placards, les souvenirs de ceux qui l’avaient habité, qui lui avaient confié leurs vies et celles de leurs familles. La restitution du plateau des Capucins à la ville offre l’occasion de s’interroger sur le rapport entre les Brestois et leur ville.
Filmé à bout de bras, sans autre but à l’origine que celui d’être un carnet de notes, ce court film retrace cette visite rapide des bâtiments du plateau tandis que sur la bande son, Michel, ancien ouvrier aujourd’hui professeur d’arts plastiques retrace son expérience dans ces lieux. Tout autour, à la manière d’une vitrine de musée, quelques objets glanés sur place rendent cette réalité disparue plus palpable.


Festival 2003

Après une enfance passée à rêver devant les manuscrits médiévaux, Laurent Gontier se résout, devant le piètre état de ses finances, à les faire lui-même. S’ensuit une grande consommation de plumes d’oie détrônées par la découverte de la typographie et l’acquisition d’une machine à écrire modèle 1913.

L’infographie vient rapidement mettre son grain de sel. La conjugaison de ces moyens divers mais si complémentaires sortent d’abord de l’embarras un metteur en scène en quête d’un grimoire du XVIe siècle. Ils satisfont ensuite quelques fans d’Indiana Jones ravis de pouvoir enfin se payer un fac-simile du carnet renfermant les notes prises lors de la quête du Graal. Ce dernier exercice, frustrant quoique passionnant, attise l’envie d’illustrer ses propres pérégrinations.

Le virus du voyage, transmis par des parents qui ne tiennent pas en place, poursuivait en effet un travail de sape commencé deux décennies plus tôt. Avec l’amour de l’écriture et la soif de découverte, il est responsable de collaborations avec les guides Gallimard et Hachette ainsi que d’un travail universitaire sur l’Irlande médiévale. Il est aussi la cause de bien d’autres voyages où se télescopent allègrement histoire, géographie, folklore, mémoire des lieux et des gens, fantasmes et réalités, passé et présent. Cet imbroglio spatio-temporel devient la matière brute des futurs carnets.

En 2002, le compte rendu d’un périple dans les Cyclades cartonne au concours de carnets de voyages du Monde 2. L’ouvrage, réalisé au retour, ressemble à un vieux truc trouvé aux puces, rempli de gravures et de textes à la plume qui font vite douter de l’existence d’un voyage en fait bien réel. La passion des vieux papiers a pris le dessus.

Au printemps 2003, 3 semaines d’errance au Maroc font naître une interrogation : à l’instar du journaliste, quel éclairage peut apporter un carnettiste sur les régions qu’il traverse ?

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